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Bảo tàng lịch sử Quốc gia

Musée National d'Histoire du Vietnam

07/07/2026 16:08 423
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L’Europe de l’âge du Bronze pouvait-elle déjà être reliée par la mer, peut-être avant même les Vikings ? En comparant des gravures rupestres de la péninsule Ibérique à celles de Scandinavie, des archéologues ont identifié des similitudes inédites qui renforcent l’idée d’un vaste réseau d’échanges maritimes dès cette époque.

 

Depuis longtemps, les archéologues considéraient les gravures de bateaux découvertes dans le nord-ouest de la péninsule Ibérique comme des œuvres locales. Ni plus ni moins. Une nouvelle étude, publiée dans la revue PLOS ONE au début du mois de juin, révèle une autre histoire. En les comparant avec des milliers de représentations scandinaves de l’âge du Bronze, notamment retrouvées en Suède et au Danemark, une équipe de neuf scientifiques a découvert que ces gravures partageaient de nombreuses similitudes.

De quoi relancer l’hypothèse d’échanges maritimes entre communautés séparées de plusieurs milliers de kilomètres à travers l’Europe, il y a plus de trois millénaires.

Un savoir-faire appris le long des côtes atlantiques

Les deux régions n’ont pas seulement gravé des bateaux dans la pierre, elles l’ont fait de la même manière. Dans ces œuvres ibériques et scandinaves, plusieurs détails "étonnamment proches" ont sauté aux yeux des scientifiques. Ils indiquent dans leur rapport avoir identifié des proues de navires décorées de la même façon, des extrémités en forme d’oiseau ou de S, des rames, des systèmes de gouvernail possibles et des formes pouvant représenter des voiles, du gréement ou encore des équipements liés à la voile dessinés à l’identique.

Les auteurs estiment que de telles similitudes sont peu susceptibles d’être fortuites ou de reposer uniquement sur de vagues impressions de navires étrangers. Soit des marins venus d’ailleurs ont gravé certaines de ces images eux-mêmes, soit les communautés locales ont assimilé et adapté les technologies et symboles maritimes circulant via les réseaux d’échanges atlantiques.

Les gravures retrouvées à des emplacements symboliques

Ces échanges auraient accompagné le commerce des métaux, en particulier le cuivre et l’étain, très recherchés à cette époque. Situé entre les régions minières de l’intérieur et l’océan Atlantique, le nord-ouest de la péninsule Ibérique aurait joué un rôle stratégique. Pour les chercheurs, ces gravures "renforcent l’idée que les communautés maritimes de l’âge du Bronze transportaient des marchandises, des connaissances techniques et des idées religieuses sur de très longues distances".

L’emplacement des gravures apporte un autre indice. Beaucoup se trouvent près de la mer, d’estuaires ou de voies navigables. Même les sites plus éloignés du littoral sont souvent installés à proximité de vallées fluviales ou de régions riches en minerais. Un choix loin d’être anodin. Les bateaux ne sont pas seulement des moyens de transport, mais aussi des symboles liés aux échanges, aux voyages et au contrôle exercé sur les routes maritimes.

Les auteurs spécifient toutefois ne parler ni d’une installation de Scandinaves dans la péninsule Ibérique ni de "Vikings avant les Vikings", mais plutôt de connexions plus vastes qu’imaginées. "Les communautés de la façade atlantique de l’Europe ne vivaient pas au bout du monde", concluent-ils.


https://www.geo.fr/

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