mardi, 18/08/2026
  • Tiếng Việt
  • English
  • French

Bảo tàng lịch sử Quốc gia

Musée National d'Histoire du Vietnam

29/06/2026 16:00 368
Rating: 0/5 (0 votes)

Deux découvertes qui pourraient réécrire l'histoire de la ville ? Des poteries découvertes à Jérusalem révèlent un affaiblissement de plus de 30 % du champ magnétique terrestre en quelques décennies durant l'Antiquité, mais aussi une nouvelle chronologie pour la construction de la forteresse d'Acra.

 

es fragments de jarres à vin de l'époque hellénistique viennent de fournir aux archéologues une pléthore d'informations qu'ils ignoraient encore. Quatre chercheurs israéliens et une chercheuse américaine ont analysé 17 anses d'amphores de Rhodes et sept jarres de stockage de fabrication locale, datant du IIIᵉ au Iᵉʳ siècle avant notre ère. Ces morceaux de céramique ont tous été découverts récemment à Jérusalem lors de fouilles menées dans la Cité de David, le Quartier juif, le parking Givati ou encore le long des remparts de la vieille ville.

Dans leur étude publiée dimanche 21 juin dans la revue Archaometry, les auteurs expliquent que ces vestiges s'accompagnent de grandes surprises. Ils leur fournissent non seulement un enregistrement d'une "précision inhabituelle" du champ magnétique terrestre au IIᵉ siècle avant Jésus-Christ, mais aussi de nouveaux éléments qui viennent nourrir les débats autour de la forteresse séleucide d'Acra.

De véritables horloges scientifiques

Ces jarres à vin rhodiennes estampillées révèlent que le champ magnétique terrestre en Méditerranée orientale a connu un "affaiblissement marqué" durant la première moitié du IIᵉ siècle avant notre ère. Les scientifiques ont retrouvé un signal magnétique conservé par l'argile depuis la cuisson au four de ces poteries, il y a plus de deux millénaires. Lorsque les récipients ont refroidi, les minéraux ferreux présents ont figé l'intensité du champ magnétique terrestre en leur sein, qui peut aujourd'hui être reconstituée en laboratoire grâce à l'archéointensité.

Lorsque le récipient refroidit, les minéraux ferreux présents dans la céramique enregistrent l'intensité du champ magnétique terrestre, créant une empreinte. Pour les auteurs, ils représentent « une horloge scientifique rare » qui les aide à dater plus facilement les sites de l'époque hellénistique.

Intégrée plus tard à Acra ?

Les analyses de ces éclats montrent que le champ magnétique a perdu "plus de 30 %" de son intensité en seulement une cinquantaine d'années, environ entre 206 et 156 avant Jésus-Christ. Un déclin beaucoup plus rapide que ne le suggéraient jusqu'alors les modèles généraux, notent les chercheurs dans leur rapport. Ces amphores offrent "une résolution exceptionnellement fine" du phénomène avec un signal cohérent sur près de 1 500 kilomètres, précisent-ils. D'autres échantillons sont en cours de prélèvement dans les zones de fouilles.

En comparant l'intensité magnétique dont sont marquées plusieurs poteries, les scientifiques sont capables de préciser leur période de fabrication, ce qui apporte un nouvel éclairage sur la célèbre forteresse d'Acra, construite par les Séleucides à Jérusalem. Une jarre découverte dans les fondations d'une structure défensive aurait été conçue plus tard que prévu, rendant "très improbable" l'idée qu'elle appartienne à la phase de construction initiale de cette forteresse.

https://www.geo.fr/

Shares: