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Bảo tàng lịch sử Quốc gia

Musée National d'Histoire du Vietnam

11/02/2026 15:48 365
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La somptueuse cité antique de Pétra, bâtie au cœur d'un environnement aride, cachait depuis plus de 2 000 ans un important système hydraulique qui a permis d'approvisionner en eau infrastructures et habitants nabatéens.

 

Joyau archéologique considéré comme l'une des sept merveilles du monde, la cité antique de Pétra impressionne surtout par ses monuments taillés dans la roche rose. Mais ce n'est pas la seule prouesse d'ingénierie des Nabatéens en leur royaume. Pour survivre en plein cœur du désert jordanien, ce peuple nomade est parvenu à bâtir un remarquable système d'approvisionnement en eau.

Dans une nouvelle étude publiée dans la revue Levant, l'archéologue Niklas Jungmann fait état de la découverte de neuf conduits, dont un rare tuyau en plomb de 115 mètres de long, dans l'ancien aqueduc d'Aïn Barq, à proximité de la ville.

Cette ingénierie hydraulique "d'un niveau exceptionnel", qui bouleverse nos connaissances sur les plans d'urbanisme de cette ancienne capitale commerciale, a permis à cette dernière de devenir une véritable "cité fertile", note l'auteur.

Une technologie largement sous-estimée

Jusqu'à maintenant, les chercheurs supputaient que les reconstitutions du système de gestion d'eau de Pétra étaient "trop optimistes", car elles reposaient davantage sur des dessins que sur des preuves scientifiques. La série de découvertes désormais faites sur place vient, au contraire, attester d'une complexité qui dépasse la pensée des archéologues.

Menées dans le cadre du projet Urban Development of Ancient Petra, les fouilles ont débuté en septembre 2023 sur le massif de Jebell al-Madhbah. Dans cette zone rocheuse de 2 500 mètres carrés, un grand réservoir "scellé par un haut barrage", deux citernes et sept bassins de différentes tailles reliés par des canaux taillés dans la roche ont été mis au jour. Deux canaux principaux, et non un seul comme le suggéraient les études précédentes, ont également été retrouvés. L'ensemble montre un réseau "pensé dans les moindres détails" pour capter, stocker et redistribuer l'eau à travers la cité, vers ses jardins, ses bains et ses sanctuaires.

Bientôt une cartographie du système

L'un des éléments les plus fascinants reste l'usage du plomb, qui rend hommage aux origines hellénistiques de la cité. Ce matériau facilitait le transport de l'eau sous pression, un avantage crucial sur un terrain escarpé. L'archéologue allemand souligne que ce choix technique était une brillante réponse "aux défis du relief". Plus tard, le système a évolué vers des canalisations en terre cuite, parfois ouvertes pour simplifier l'entretien, preuve d'une adaptation constante et d'un génie certain.

Les chercheurs souhaitent maintenant cartographier le parcours de l'aqueduc d'Aïn Barq pour obtenir un tableau clair et précis de ce réseau... et de la manière dont les ingénieurs de l'époque ont pu le développer.

https://www.geo.fr/

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